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PETROLE (SUITE)
Eclairages sur les dés pipés de pipeline : Dr. J. P. Boulada


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**voir dossier complet sur http://www.amisdelaterre.org/economie/EIE.html

**PROJET PÉTROLE DE DOBA:

Eclairages sur les dés pipés de pipeline : Extrait du débat à la Radio Bienvenue de Strasbourg(RBS), tenu le 27/30 janv.00, suivi de l¹analyse de la nouvelle donne sur le dossier par Dr Jean Boulada, Coordonnateur du Front Uni pour l¹Alternance Démocratique au Tchad, FU/ADT, Commissaire aux Commissions Spécialisées de la CMAP.

Le 6/6/00 la BM vient de donner son feu vert au financement de ce projet controversé dont le coût est estimé à 3,8 milliards de dollars américains. En effet, le projet manque de crédibilité dans le plan de gestion des revenus du pétrole. La violation des droits de l¹homme dans la zone pétrolière et dans tout le reste du pays continue. Le risque environnemental notamment par une éventuelle ogonisation de la région de production et l¹espace vital s¹étendant le long du pipeline est loin d¹être écarté. Le pétrole de Doba a une durée de vie de 28 ans. Son exploitation génèrerait un revenu d¹un plus de 1,7 milliard de dollars au Tchad pendant toute la durée de production. Soit 100 millions de dollars par an qui tomberaient dans la caisse de l¹Etat. Il donne le tournis à Idriss Déby (ID) et à son clan. Le pouvoir n¹est pas le seul à avoir le vertige. Les alliés de la DCP également. Les déclarations tardivement très critiques du président de l¹URD, président de l¹Assemblée nationale contre la politique d¹exclusion, de haine et de division pratiquée par ID et le MPS, ont surpris plus d¹un. En fait, Mr Kamougué cherche à disqualifier ID et se positionne comme futur présidentiable à l¹approche des élections. Ce sont bien des déclarations démagogiques à but électoraliste et propagandiste Quid du contrat passé entre le consortium et le Tchad Le contrat passé entre le Tchad et le consortium prévoit une royaltie (redevance payée par le consortium au Tchad sur le territoire duquel se trouvent les gisements pétrolifères et pour le passage du pipeline) de 12,5 % de la valeur de la production exportée et une taxe variable sur les bénéfices. Un contrat qui désavantage le Tchad. Jugez-en : Côté production : Initialement, c¹est-à-dire en 1976, l¹opératrice pour la recherche et la prospection, la CONOCO, a fait du Tchad un acteur et un bénéficiaire du projet. Au niveau de la production, la compagnie américaine a appliqué le principe de la joint-venture : une société mixte avec la participation de l¹Etat tchadien : CONOCO :25%, CHEVRON : 25%, SHELL :25% et TCHAD : 25%. Le Tchad peut valablement honorer ses parts en empruntant de l¹argent frais au marché des capitaux et/ou auprès des filiales de la BM aux taux préférentiellement plus avantageux, puisque notre pays fait partie des pays les moins avancés du monde (PMA). L¹arrivée de Déby et l¹entrée d¹ELF ont mis fin à la participation du Tchad dans le consortium. Côté tracé du pipeline, le plus direct qui passe par le port de Limbe, partie anglophone du Cameroun, n¹a pas été modifié même après la sortie d¹ELF et SHELL du consortium, constitué désormais par EXXON-Mobil, CHEVRON et PETRONAS. ELF en nous imposant un tracé géopolitique vers le port de Kribi, partie francophone du Cameroun, a provoqué une rallonge de 93 kilomètres pour un coût de 13 milliards de FCFA qui devront être supportés par le Tchad. Côté Environnemental Il faut savoir que le pétrole de Doba est un pétrole lourd destiné au gazole, fioul, bitume. Il est situé à 1,5 km de profondeur. Les experts habitués à trouver du pétrole dans des profondeurs encore plus importantes, estiment que notre pétrole n¹est pas profond, d¹où l¹engouement des plus grandes compagnies pétrolières du monde pour son forage et son exploitation. C¹est justement là où le bas blesse : du fait de sa proximité avec la surface, ce pétrole subit une dégradation biologique et risquerait de polluer les nappes phréatiques dans une région où serpentent de nombreux cours d¹eau : le Logone, la Lim au Tchad, Mbéré, Mba, Sanaga, Nyong, LokoundjéŠ. Au Cameroun Il y a par ailleurs le problème de fuite qui conduirait à une éventuelle ogonisation de la région de production et de l¹espace vital s¹étendant le long du pipeline, de Doba jusqu¹à l¹Océan atlantique, à Kribi. Nos exigences sont toutes simples : les différentes installations de pipes (tubes en acier), de stations de pompage, du terminal de chargement en mer, doivent répondre aux normes de sécurité internationale, telles qu¹elles existent aux USA et en Europe. Malheureusement, elles sont loin d¹être prises en compte par les Etudes d¹Impact Environnemental, confiées à des cabinets étrangers aux réalités tchadiennes et camerounaises. Côté financement où les argentiers du monde entier affûtent leurs armes qui se résument à " si la BM se jette à l¹eau, je plonge avec elle. Dans le cas contraire, je campe sur mes positions ". Le consortium veut la participation de la BM qui lui permet de mobiliser des capitaux via :
*les différentes filiales de cette même banque (BIRD-Banque Internationale de Reconstruction et de Développement, SFI-Société Financière Internationale
*les compagnies d¹assurances-crédits (COFACE-Assurance Française pour le
Commerce Extérieur, l¹EXIMBANK-la même pour les anglo-saxons) et
*le marché des capitaux.
Les compagnies d¹assurances-crédits ne garantiront le consortium de tous risques y compris politique dans un pays explosif comme le Tchad, en déliant le cordon de leurs bourses que si la BM se jette à l¹eau. Voilà pourquoi le feu vert de la BM du 6 juin 2000 vient de faire sauter le dernier verrou qui a empêché jusqu¹alors la réalisation de ce projet, au mépris de ce que pensent réellement les Tchadiens. Là encore les discours des officiels des institutions financières internationales restent politiquement correctes : l¹approbation du projet pétrole par la BM concourt à réduire la pauvreté au Tchad. Mais leur pratique est politiquement incorrecte. Jugez en. Pour le PMA comme le Tchad, c¹est l¹AID-l¹Association Internationale de Développement, filiale de la BM qui devrait lui prêter de l¹argent dans ce projet. En effet, l¹AID est chargée de lutter contre la pauvreté. Elle prête généralement de l¹argent aux pays d¹Afrique sans intérêts, remboursable au bout de 35-40 ans, pour développer les secteurs prioritaires comme la santé, l¹éducation, les infrastructures dans les zones rurales, l¹adduction en eau potable. La BIRD, autre filiale de la BM prête aux pays à revenu intermédiaire et aux taux du marché, remboursable au bout de 15-20 ans, donc aux conditions moins avantageuses pour le Tchad. Mais les technocrates du conseil d¹administration de l¹AID qui ont une vision monétariste du développement et de l¹économie, ont décidé que le Tchad doit passer par la BIRD. Du coup, on fait passer artificiellement le Tchad du statut du PMA au statut d¹un pays à revenu intermédiaire. Ce qui est loin d¹être vrai. Que le consortium veuille emprunter de l¹argent à la SFI, n¹a au fond rien de choquant. Mais qu¹on impose au Tchad d¹être le 174ème membre de la SFI, condition sine qua none, avec tout ce que cela comporte comme dépendance de la génération tchadienne vis-à-vis des institutions financières internationales, a quelque chose de révoltant. On a utilisé l¹argent destiné aux pauvres pour financer un projet dont les plus grands bénéficiaires sont les riches. C¹est ce j¹appelle une pratique politiquement incorrecte.
Par ailleurs, le consortium a réussi à exercer des pressions fortes sur le Tchad (à travers nos négociateurs qui n¹ont aucune expérience de la négociation internationale pour un projet où le bon sens voudrait que la partie tchadienne, soit entourée par des experts dans tous les domaines. Malheureusement la gestion familiale du dossier a permis au consortium d¹arracher des exonérations fiscales diverses. Celles-ci resteront en vigueur pendant une période de 10 ans (de 2004 à 2013) Il s¹agit des exonérations sur:
… les investissements d¹hier (1969), aujourd¹hui et demain :
*de prospection
*d¹exploitation
*d¹équipements
-les salaires et revenus des expatriés travaillant au Tchad dans le cadre du projet pétrole. Ces exonérations fiscales se traduiront pour le Tchad par des recettes nulles pour 10 ans. Or, pendant cette période, les bénéfices du consortium représentent 632 millions de barils, soit 71% de la production totale prévue. Les 632 millions de barils représentent une valeur estimée à 10,2 milliards de dollars selon l¹hypothèse de Project Appraisal Document (PAD-Document d¹Evaluation du Projet), joint au dossier sur lequel la BM a fondé sa décision. Ainsi les royalties, les impôts sur les bénéfices ne commenceront à produire leurs effets pour le Tchad qu¹à partir de 2014. Pour un baril de pétrole, ces différentes taxes s¹élèveront à 2,74 dollars, soit 1,7 milliard de dollars pour tout le reste de la durée de production. En conclusion, pour 10 années de production de pétrole sur son territoire qui permet au consortium d¹empocher 10,2 milliards de dollars, le Tchad n¹en tire aucun bénéfice. Pour 18 années de production qui permettront au consortium d¹empocher le double de 10,2 milliards de dollars, le Tchad ne
ramasse que 1,7 milliard de dollars. C¹est ce que nous appelons le bradage de nos ressources. C¹est un marché de dupes. Les conditions financières et fiscales de ce projet ne sont pas équilibrées ni encore moins, en faveur du Tchad. Il faut le dire haut et fort.
A qui profite le projet ?
… au consortium d¹abord à prédominance américaine : 65% (Exxon Mobil :40%, Chevron :25%) et Pétronas de Malaisie :35%. Les USA ont maintenu des relations mouvementées avec le pouvoir clanique de ID. Ils étaient la seule grande puissance à critiquer sévèrement les
processus électoraux truqués au Tchad. Mais l¹Amérique c¹est le pays de dollar. Là-bas c¹est d¹abord la théorie de business is business qui fait recette. Souvenez-vous, pour un contrat de gaz traversant l¹Afghanistan, l¹administration américaine a soutenu les Tabules-intégristes musulmans purs et durs au pouvoir qui pratiquent à l¹aube du 3ème millénaire l¹apartheid d¹un autre genre contre la gente féminine au mépris des protestations des femmes américaines et de part le monde. Ainsi les USA ont pesé de tout leur poids auprès de la BM pour faire triompher les intérêts économiques et financiers américains. Ces intérêts sont exagérément favorisés. On murmure à la Maison Blanche que si l¹Amérique ne favorise pas l¹exploitation du pétrole de Doba via la BM, ID pourrait se tourner vers les pays du Golfe pour financer le projet et échapperait ainsi au contrôle des institutions de Bretton Woods.. aux sous-traitants du consortium qui sont : Bouygues, Cegelec, Corris, Europipe, Kellogg, Sogea/Satom, SDV(Bolloré), Spie-Capac, Salzgitter AG, WibrosŠ. En effet sur les 8 milliards de dollars de revenus distribuables, selon PAD, 5,7 milliards de dollars iront à ces opérateurs économiques (2,2 milliards de dollars représentent les investissements sur fonds propres du consortium +3,8 milliards de dollars du coût initial+ 2 milliards qui iront aux opérateurs de la sous-traitance)…à ID et son clan qui, assis sur des barils de pétrole, espèrent pérenniser leur pouvoir. L¹argument de la BM : ce projet peut concourir à lutter contre la pauvreté. Mais comment la BM et les USA peuvent-ils ignorer la nature prédatrice du pouvoir clanique de ID? Il semble qu¹ils ont intégré la possibilité de changement de régime. La BM trouve formidable le cadre de surveillance internationale de la gestion des revenus du pétrole (composé du gouvernement, la société civile, et du monotoring de la BM) 75% destinés aux investissements prioritaires : santé, éducation, développement rural, infrastructures, gestion de l¹environnement et de l¹eau 15% pour le fonctionnement et l¹investissement public 5% pour les générations futures versées dans un compte séquestre offshore 5% pour le développement de la zone de production. Ce qui permet à Anne Gazeau-Secret, porte-parole du Quai d¹Orsay de dire que la France accorde une importance au Groupe de Conseil International ( chargé du suivi du projet). Elle estime que ce groupe ne doit pas déroger à sa mission de surveillance des risques environnementaux et d¹exécution des engagements pris en matière de gestion des revenus du pétrole. Pour anticiper la surveillance internationale, ID par un décret n 001/PR/99, crée le Collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières (CCSRP) en: accordant que 2 places à la société civile laissant toute latitude au Président de la République de réviser par décret les dispositions de l¹article 8 relatives aux 5% des royalties destinées au développement de la zone de production omettant d¹indiquer les modalités de gestion du compte séquestre offshore destiné aux générations futures d¹une part et, de définir les modes de prise de décision, d¹autre part n¹élargissant pas le décret à tous les autres bassins pétroliers du Tchad. Conclusion finale : Ce projet est mauvais pour le Tchad. Aucun pays africain détenteur des puits de pétrole fut-il anglophone, n¹a résolu la misère ni la pauvreté de sa population par l¹exploitation de son pétrole. L¹Afrique francophone ne peut échapper à cette règle. Les pays du Golfe, même si nous ne partageons pas la nature monarchique de leurs régimes, eu égard à l¹idée que nous nous faisons de la démocratie, sont une exception. Ces pays sont dirigés par des hommes despotiques, certes, mais qui aiment leurs peuples, au point qu¹ils ont réussi à développer leurs pays, à réduire la misère de leurs populations. Les PIB de ces pays n¹ont rien à envier à ceux des grandes puissances de ce monde. Le Tchad est riche par ses ressources naturelles et par la diversité de sa culture. C¹est vrai. C¹est un pays qui fait peur. Il faut tout faire pour le destabiliser. Il faut que les Tchadiens le comprennent et qu¹ils s¹unissent. Inutile de nous battre pour partager cette richesse. Cette richesse, c¹est la nature qui nous l¹a donnée. Qui dit nature, dit Dieu. Que le Tchadien soit musulman, chrétien n¹a aucune importance. Pour Dieu, richesse rime avec PARTAGE. Pour les compagnies pétrolières en liens étroits avec leurs Etats, richesse rime avec MONOPOLE. Voilà pourquoi l¹émergence d¹une nouvelle génération d¹hommes et femmes politiques intègres, jaloux de l¹indépendance économique du Tchad, fait peur. Voilà pourquoi, la gestion scandaleuse de la chose publique par le pouvoir clanique de ID ,est tolérée. Son implication dans la violation des droits de l¹homme, le trafic de drogues, de " vraies-fausses " monnaies, du blanchiment de l¹argent sale etcŠ, sont considérés comme le moindre mal. Pour nous, je parle au nom du Front Uni pour une Alternance Démocratique au Tchad (FU/ADT), il faut renégocier tout le projet pétrole, essentiellement sur les plans de la production et du financement ; car c¹est l¹indépendance économique de notre pays qui est en jeu. Nous savons que le pouvoir jubile actuellement. Seuls l¹opposition politico-militaire, la CMAP, le MDJT, le CDR Š n¹ont pas encore dit leurs derniers mots. Le travail d¹unification de nos forces est en cours. L¹espoir de ID de pérenniser son pouvoir en prenant appui sur des barils de pétrole avec une arme tournée vers ses ennemis qui, au demeurant, disposent de la même arme, est un acte plus suicidaire pour celui qui s¹accroche au produit inflammable que pour celui qui ne fait que tirer sur les deux entités.
Strasbourg le 29/7/00

**L'HYSTERIE SE PRECISE. (15 Novembre 1999)

PAR AHMAT YACOUB

Pays "pétrolier", le Tchad d'aujourd'hui suscite les appétits économiques des grandes puissances à travers les sociétés pétrolières et autres comme Exxon, Shell, Elf, Bouygues, Spie Capac, SDV, Sogea/Satom..qui s'y implantent pour la production et l'exploitation des réserves pétrolières estimées à 240.OOO.OOO de tonnes. Seul, dans le gisement de Doba (Sud du Tchad), il est prouvé qu'il existe des réserves de 150.000.000 de tonnes dans 301 puits et donc l'an 2001 est la date prevue de la production. Sachant que le Tchad est un pays extrêmement enclavé, l'acheminement du pétrole tchadien aura lieu par le port camerounais de Kribi et le projet prévoit la construction d'un oléoduc long de 1078 km dont 10% seulement en territoire tchadien.
Selon des études présentées par les experts en la matière, le coût total du projet est estimé à 3,2 voire même 3,7 milliards de $ (1,6 pour l'amont financé par le consortium et 2,1 pour l'aval financé par la Banque Mondiale). Avec 225.000 barils/jour sur 30 années de production, le Tchad est capable de quitter à partir de l'an 2005, le "club de pays les plus pauvres du monde". Le projet devrait être réalisée par un consortium de compagnies pétrolières (Exxon 34,6%, Shell 34,6%, et Elf 17,3%, ainsi que le Cameroun 8,5% et le Tchad 5%). Mais le projet subit depuis 1997, des pressions de tout bord, extérieures et intérieures. Il ya tout d'abord le groupe de défenseurs du projet soutenu par l'Elysée: le gouvernement tchadien, une grande majorité de partis politiques "sous marins", le consortium pétrolier.. Face à ce groupe, se trouve une opposition farouche dont les objectifs diffèrent: 1) les associations des défenses des droits de l'homme comme l'Amnesty International, la Fédération Internationale des droits de l'homme..qui accusent le régime d'avoir commis des graves violations et "mettent l'accent sur le dévoiement des rentrée de dévises liées à l'exploitation du pétrole, utilisées pour des achats d'armes et le renforcement du système de répression"; 2) les défenseurs de l'environnement exigent une étude suffisante environnementale et culturelle pour éviter la dégradation de l'environnement et le passage du pipe-line sur certains sites jugés sacrés; 3) les mouvements politico-militaires (CNR,MDD,FNTR,MDJT,CDR,*) craignent que les revenus du pétrole ne soient utilisés à des fins militaires comme l'achat d'armement par exemple; 4) une tranche de partis politiques légalisés doute de la bonne gestion des revenus du pétrole, appelle le gouvernement à accepter la tenue d'une table ronde avec les mouvements politico-militaires avant l'exploitation même du pétrole.
* En réalité, ni l'achat d'armes, ni l'impact sur l'environnement ne doit beaucoup concerner la population qui attend impatiemment de bénéficier de rétombée en terme de développement socio-économique. Or, dans tous les pays d'Afrique, généralement francophones comme le Gabon, le Congo Brazaville, le Togo..où coule l'or noir depuis plus de deux décennies, aucun changement significatif dans la vie des citoyens n'a été enregistré. Par contre, dans ces pays pétroliers, la tention persiste entre les fils du pays et la guerre fait des ravages à un moment où les sociétes pétrolières continuent à s'enrichir sur les dos des autochtones qui s'entredéchirent au nom des principes inutiles défendus par des moyens militaires facilités par les exploiteurs. C'est là où intervient la logique du FNTR qui dans deux communiqués de presse (dernier en date le 17 Août 1999 N° 019/9/SG/FNTR) attire l'attention de l'opinion tant nationale qu'internationale sur le complot extérieur qui vise désormais le peuple tchadien; à cause de son pétrole. Cette position du FNTR lui a valu une animosité de la part des amoureux du profit pétrolier.

**En dépit du soutien incontrôlé apporté par les "grosses pointures" au projet pétrolier, très vite "l'hystérie de Wolfensohn" se précise et s'étend aux défenseurs. "Beaucoup d'hystérie" autour d'un projet d'oléoduc, cette phrase est prononcée à Washington, le 30 septembre 1999 par M. James Wolfensohn président de la Banque Mondiale. Par cette déclaration, Wolfensohn ciblait les opposants au projet à savoir les ONG, une partie des mouvements politico-militaires.. Décidément, il semble que cette "hystérie" commence à gagner du terrain en..=>www.maxpages.com/tchad/petrole2 http://www.amisdelaterre.org/economie/EIE.html

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